HDSMagNovDec2015Le département s’organise pour accueillir les réfugiés

Selon le nouveau plan de répartition adopté par la commission européenne, la France pourrait devoir accueillir un peu plus de 24 000 migrants venus d’Irak et de Syrie.

Le Préfet des Hauts-de-Seine coordonne l’action de l’Etat dans le département pour l’accueil des populations, en ne faisant aucune distinction entre migrants et réfugiés. Il y a pourtant deux situations distinctes : les migrants économiques et les réfugies qui fuient la guerre. Les réfugiés n’ont qu’un souhait « vivre dans un pays en paix ». Ils ne peuvent malheureusement pas vivre chez eux mais n’espèrent qu’à y retourner.

C’est pourquoi, cette coordination n’est pas simple à mettre en place. Ainsi, il est nécessaire de recenser et d’organiser toutes les bonnes volontés à tous les échelons (départemental, communal, associations et privés). Pour plus d’efficacité, il nous faut rassembler toutes les forces de notre département.

Plusieurs maires volontaires s’organisent dans leurs communes même si le désengagement financier de l’Etat ne leur laisse pas beaucoup de marges de manœuvres.

Le Conseil départemental se prépare à accueillir ces nouvelles populations dans un foyer à Villeneuve-la-Garenne et à Suresnes mais aussi dans un centre de vacances situé dans l’Allier. Le département compte 420 places d’accueil dont 100 pour le Conseil départemental. A ce jour, 402 réfugiés ont été accueillis sur le département depuis 3 mois.

Même si une démarche de solidarité et d’humanité semble évidente, il convient de préciser que c’est à l’Etat d’assurer la responsabilité du logement. Pour autant, nous sommes favorables au soutien de toutes les initiatives privées plutôt que de mobiliser uniquement des fonds et des équipements publics. Les communes n’ont pas toutes des logements sociaux vacants. Elles ont en revanche la capacité de mobiliser les associations pour organiser l’accueil des réfugiés venus de Syrie et d’Irak en s’assurant de la bonne intégration de ces familles dans la société française en proposant par exemple, des cours de français et l’inscription des enfants dans les écoles mais aussi aider les foyers qui souhaitent accueillir des réfugiés chez eux.

Contribuer, aux côtés de l’Etat, à étudier toutes les possibilités pour trouver des places sans pour autant empiéter sur l’hébergement d’urgence classique, notamment à l’approche du plan hivernal, tel est le défi qu’il nous faut relever.

Frédérique Collet – Conseillère Départementale de Levallois-Perret