Pour lire cet article sur le site du Parisien, cliquez ici

«Même cause, même effet», résume la municipalité (LR) de Levallois pour justifier l’absence de tribune de l’opposition de la droite et du centre dans le journal municipal du mois de janvier. A la place, un petit texte explique -comme en septembre dernier lorsqu’une tribune du même groupe avait déjà été refusée- que la prose en question «était susceptible de constituer une diffamation».

Le texte caviardé, que nous avons pu consulter, était intitulé «Joyeux Noël avec la Semarelp». Il y était question des comptes de la société d’économie mixte de la ville et de l’ardoise effacée du cheikh Al-Jaber, condamné à verser 15 M€ à la ville dans le cadre du projet abandonné des tours de Levallois. Les opposants mettent en parallèle la dépréciation de cette dette avec les ennuis judiciaires du maire Patrick Balkany et notamment l’achat du fameux riad de Marrakech, dont les fuites du dossier laissent apparaître le nom du même Al-Jaber.

Si les auteurs de la tribune, le conseiller départemental (DVD) Arnaud de Courson en tête, prennent soin de mettre en avant la présomption d’innocence des personnes citées, les avocats de la commune ont eux estimé que la diffamation était avérée. Mis en cause, la Semarelp et le maire auraient ainsi pu attaquer leur propre journal pour ces faits ! «Comme en septembre le texte sera publié sur les réseaux sociaux et comme en septembre il ne sera pas attaqué», répond Arnaud de Courson qui compte cette fois porter l’affaire devant le tribunal administratif de Cergy (Val d’Oise).