Tract0413Arnaud de Courson, vous êtes Conseiller général de Levallois et vous avez décidé de vous présenter à l’Election Municipale de mars 2014.Vous l’avez fait de manière originale.
Oui, je suis candidat pour les Levalloisiens et c’est donc à eux que je souhaitais m’adresser en priorité. J’ai écrit personnellement à chacun des électeurs et des électrices pour leur annoncer ma candidature.

Vous êtes engagé depuis longtemps et avez siégé près de 10 ans au Conseil Municipal de Levallois.
J’ai été élu en 1995 Maire Adjoint en charge du développement économique et de l’emploi. En 1999 j’ai manifesté des réserves sur l’action de l’équipe municipale dont je faisais partie, ce qui m’a conduit à prendre mon indépendance. J’ai toujours aimé travailler pour les levalloisiens et chercher les solutions pour améliorer leur quotidien.

Vous vous présentez contre Patrick Balkany? Est-ce dans la suite logique de votre victoire sur Isabelle Balkany ?
Je ne me présente contre personne, mais pour les levalloisiens afin qu’ils aient un choix sur le projet qu’ils souhaitent pour les années à venir. L’élection cantonale de 2011 faisait suite à la démission inattendue d’une Conseillère générale et j’ai trouvé naturel que d’autres voix puissent s’exprimer
Ce sera la même chose aux élections municipales, les levalloisiens attendent une autre voie. C’est la démocratie. Notre devoir est de proposer un projet au premier puis au deuxième tour, pour que les électeurs disposent d’un vrai choix. Nous le savons, à Levallois cette élection se jouera à droite comme il y a deux ans où j’ai obtenu 56% des voix contre 44% à mon adversaire de la majorité municipale qui m’avait pourtant  demandé de me retirer au deuxième tour !

Sous quelle étiquette vous présentez-vous à la Mairie? Et avec qui ?
Les élections municipales ne se gagnent pas avec une étiquette mais autour d’un projet. Je suis indépendant, de sensibilité de droite et, comme près de la moitié des français j’ai voté Nicolas Sarkozy en 2012. Au Conseil général, je fais partie de la majorité départementale et je soutiens activement la politique du Président Patrick Devedjian.
J’ai aussi l’appui de nombreuses personnalités politiques, comme notre voisin et ami Jean-Christophe Fromantin qui nous a démontré qu’une ville peut se développer sans être affiliée à un parti politique.
Enfin concernant mes colistiers, ils seront choisis pour leurs compétences, leurs expériences et leur engagement. Notre équipe est diverse, certains sont membres de l’UMP ou l’UDI, d’autres sont des personnalités du monde associatif et de la société civile.

Vous dites qu’il est temps de tourner la page, qu’entendez vous par cela ?
Depuis 30 ans, Levallois s’est transformée. Grâce aux infrastructures et aux employés communaux, la population accède à un grand nombre de services qu’il faut conserver.
Mais il faut tenir compte des besoins qui évoluent. 30 ans de mandat c’est long ! A l’heure de la fin du cumul, je m’étonne que l’on envisage de se représenter pour la sixième fois. Cela entraîne une absence d’écoute, on commence à faire des bêtises, on a l’impression qu’on a le droit de tout faire.

«…tourner la page et en écrire une nouvelle…»

Un seul exemple : les deux gratte-ciel en bord de Seine. Malgré ses certitudes, la signature de deux contrats, le Maire a échoué, ce qui a coûté 100 millions d’euros aux contribuables levalloisiens.
Un chef d’entreprise aurait été sanctionné. En politique, non ! On ne peut plus laisser faire ce genre de pratique. Il faut tourner la page et en écrire une nouvelle.
A ce sujet, Patrick Balkany m’a dit un jour : « En 2014, j’aurai fini Levallois ». Qu’il ne se représente pas ! En réalité, Levallois ne sera jamais terminée, bâtir une ville, ce n’est pas additionner des constructions,
Pourtant c’est la politique prônée par l’équipe actuelle, C’est également celle de M. Huchon qui voudrait construire 70 000 logements par an en Ile de France. Elle implique deux conséquences néfastes.
D’abord un cadre de vie moins agréable car notre ville a une surface réduite qu’on ne peut densifier éternellement. Et l’obligation de nouveaux bâtiments publics alors qu’il n’y a plus de place et que le prix du foncier atteint un niveau exorbitant.
Nous sommes à la fin d’un cycle. C’est l’être humain qui doit être au cœur des préoccupations municipales. La prochaine équipe municipale va faire face à ce défi, et fêter en 2017 les 150 ans de Levallois devenue une ville exemplaire pour son cadre de vie.

Pouvez-vous nous parler de quelques points
de votre programme ?
Notre programme vous sera présenté en détails dans quelques mois. Il faut penser à l’humain plutôt qu’à l’urbain et enrayer l’augmentation permanente de la population pour préserver notre qualité de vie.

« … penser à l’humain plutôt qu’à l’urbain… »

Ensuite, il faudra mieux faire en dépensant moins. Bien que Levallois soit la ville la plus endettée de France nous saurons assurer un service de qualité aux levalloisiens en mettant fin aux gaspillages inutiles. Chaque politique sera étudiée, évaluée et redéployée pour augmenter son efficacité et diminuer son coût.
En matière de transport, je ferai tout pour que la ligne 3 soit prolongée jusqu’à la Gare de Bécon afin de créer une interconnexion avec la future gare du Grand Paris et mettre la Défense à 10 minutes de Levallois. Cela permettra aussi de fluidifier la circulation dans nos rues.
Nous aborderons de toute urgence la question de l’intercommunalité en créant un véritable dialogue avec Neuilly. Levallois ne peut pas continuer de vivre comme une principauté sous prétexte que les relations avec les maires des villes voisines ne sont pas bonnes.
Enfin, les levalloisiens ont besoin d’exemplarité et de transparence. Par exemple, je commencerai par remettre à plat l’attribution des logements sociaux qui sera indépendante des élus municipaux.
Je souhaite aussi redonner à Levallois une image qu’elle a perdue en étant trop souvent confondue avec celle de son Maire.

Avez-vous des réactions depuis l’annonce de votre candidature ?
Ma candidature suscite un espoir. Nombreux sont levalloisiens qui viennent nous voir spontanément et nous soutiennent. Ils ne veulent pas enfermer cette élection dans une bagarre partisane et souhaitent une élection de proximité, avec un projet, une équipe compétente et un Maire à leur image.
Les gens aspirent à un changement !
Il est de l’intérêt général de confronter les idées et les projets dans un débat serein. C’est notre état d’esprit.

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